1 Sport et pratique spirituelle

1- Le besoin à combler: La recherche de spiritualité.
Les occidentaux ont un manque de spirituel dans leur vie, ce qui les pousse souvent vers des centres zen ou bouddhistes qui offre mieux qu'un dieu "avec sa grande barbe" d'une religion chrétienne vidée de sa substance...
Bien que l'essentiel est enseigné dans ces centres, (si encore ils ne sont pas récupérés en centre de stages à 150 euros/jour), en ce qui concerne l'attitude mentale (association concentration et perception dans le présent) il subsiste quelques manques.
-  Une attention particulière à la santé physique qu'on oublie mis à part la cure de thé vert ou les prétextes pour jeûner, moyen facile d'illusion d'état de conscience modifié.
- La conscience écologique moderne qui est de plus toute empreinte du marketing vert et des tendances "bourgeois bohème" mais, généralement non intégrée dans les pratiques quotidiennes, et à un sens pas assez large (l'écologie c'est aussi mental, c'est aussi dans les liens nous - les autres).
- L'intégration du sport, ou sa reconversion ou son association, à une démarche à la fois spirituelle et à la recherche d'une santé équilibré, car effectivement, corps, mental, et esprit vont ensemble et dans la quête spirituelle, on ne se focalise bien souvent que sur l'esprit, en dehors de certains régimes alimentaires et on oublie d'intégrer l'activité physique qui apporte l'équilibre.

1-2 La santé et l'écologie ou santé collective.
Les "adeptes" du mode de vie occidental moderne ont BESOIN de faire de l'activité physique: ils sont malades de trop rester assis et assistés mécaniquement. Ils doivent corriger cela sous peine de continuer sinon un processus de dégénérescence déjà bien entamé. Ils ont aussi besoin, pour des raisons autant individuelles comme la santé, que collectives comme l'écologie, de réduire leur dépendance vis à vis des engins motorisés qui offrent certes des services mais non une réelle liberté. Redécouvrir le sport, et l'inclure dans la vie quotidienne via les déplacements musculaires et certains travaux est une évolution souhaitable, mais souvent difficile en raison d'un contexte hostile (horaires, présence de voitures, distances sociales trop importantes, mauvais temps). Dans ce dernier cas, une pratique de maintient de forme reste souhaitable pour la santé, mais aussi pour profiter d'une performance physique pour pratiquer des loisirs sans moteurs.

1-3 Le besoin d'une religion.
La religion est maintenant dépassée: c'est comme si l'humanité n'était plus enfant mais adolescente. Nous assistons à la contestation de toutes les religions et à l'extrême à la montée du fanatisme. Les esprits en déroute s'orientent vers des tas de croyances de remplacement souvent exploitées par des "centre de yoga", des sectes, ou autres qui finalement le déroutent encore plus en le guidant vers une illusion de pratique. Nous avons besoin de remplacer les religions par une structure, des règles de vie, une morale pour tenir une conduite responsable vis à vis du grand tout et de la vie, à l'inverse exactement de ce que suggère le marketing. La nouvelle "religion morale" sera peut être moins tissée de croyances mais plus basée sur des lois morales et l'écologie que l'on trouve "sur le champ". L'écologie est une notion nouvelle pour l'humanité, car pour la première fois, cette humanité devient une communauté logée à l'étroit. Les relations d'interdépendance deviennent évidentes et les conséquences du non respect de la nature font maintenant pleuvoir les châtiments en guise d'éducation. On commence aussi à se douter que la conscience matérialise l'univers parmi un potentiel préexistant (observé à l'échelle quantique), par extension, ce qui est dans notre esprit influe sur le présent (en créant une causalité inverse provenant du futur d'où les étranges coïncidences qui mènent à réaliser notre souhait). Il n'y a pas de dieu derrière tout cela, simplement des lois de cause à effet, avec cependant des dimensions supplémentaires (double causalité) qui sont dus à notre conduite (donc dans le fond à l'esprit qui conduit notre manière de gérer l'existence).  "Dieu", sans la barbe serait l'amour...
Ce qui est réellement observé déjà dans les laboratoires, c'est ce que la conscience a éclairé. Avant, "la fonction d'onde" n'est pas réduite et il n'y a que des "tendance à exister", des "potentiels" d'existence, d'où la dualité onde - corpuscule. Les ondes sont des "ondes de probabilité". Le pouvoir de l'esprit c'est de guider le destin vers ce qui est improbable sans pour autant violer les lois de la physique pour construire la complexité et accumuler du savoir à l'inverse des lois de la physique de la matière "non vivante".
 

1-4 Contexte actuel:
la fuite du matérialisme occidental mène souvent à une pratique s'occupant de l'esprit mais non de la santé (pratiques spirituelles sans pratique physique à part "la cure de thé vert") ou bien de exactement l'inverse (dans le cas du fitness avec musique). La contestation d'un abandon de notre religion pour une autre importée fausse la pratique  par l'attachement à un certain exotisme trouvé les pratiques. De plus les métaphores de ces religions exotiques perdent leur sens évident puisqu'elle sont basées sur le vécu d'une culture différente.
Or, une mauvaise santé, associée à une pratique biaisé est un obstacle à une vie spirituelle. De plus on confond souvent esprit et couche mentale verbale, qui structure le raisonnement par des concepts entourant des mots et source de "pensée en chaîne", on confond ainsi souvent calme mental avec torpeur ou sieste assise, et méditation avec réflexion.
La pratique méditative comme physique est partie de la vie quotidienne, ça nous l'oublions souvent. L'associer au sport, à la propulsion musculaire utilitaire ainsi qu'à son monde quotidien est essentiel.
Les pratiques spirituelles importées ont été conçues dans un monde non mécanisé: le monde d'avant 1950 sans aucun doute pour des pratiques qui datent de plusieurs milliers d'années. Il n'y a donc pas ou peu de pratiques qui corrigent le fait nouveau de la sédentarité mis à part la pratique des prosternations qui profite réellement si on est déjà quasi athlétique!!! certaines retraites avec 4000 prosternations par jour équivalent en effet à faire 100km par jour de course à pieds à 10km/h. Quelques prosternations sont suffisantes pour garantir la possibilité de s'agenouiller et de se relever à 70 ou 80 ans et à garder une condition physique qui ferait des miracles si elle était observée en occident, telle la possibilité d'aller aux WC turc. Parfois, c'est devenue "une gymnastique" chez des non croyants, c'est simple, ça ne demande pas autre chose que des patins pour les mains et les genoux et ça évite de devoir aller voir un docteur, acte anodin en occident mais qui risque de devenir hasardeux en cas de crise ou de pauvreté, que l'avenir nous réserve peut être. Pensons y tout de suite.

La partie mentale de la prosternation est, tout de même un sentiment provoqué d'humilité vis à vis de son dieu, du grand tout, de l'existence. Cette attitude mentale, dans la vie, aide au respect de soi et des autres.
Une tendance à se focaliser sur le détachement et l'ascèse mène parfois à négliger son propre corps, ce qui est peu judicieux car celui ci, lors de notre existence nous accompagne, et c'est lui qui nous permet de pratiquer. Comparez une séance de méditation, comme une séance de sport, en bonne santé, et une autre faite en mauvaise santé, en étant enrhumé, souffreteux, ou assoupi par la fatigue, ou encore en état de faiblesse physique (illusion de progrès dans les sensations mentales alors que c'est que des effets de la fatigue) . Nous pensons souvent que notre corps ne nous cause que des ennuis et qu'il faut nous en détacher car justement, nous souffrons en l'utilisant car nous sommes désadaptés à l'effort, aux mouvements, et de plus nous voulons coller à l'image traditionnelle du méditant tenant une posture (justement conçue pour apporter du confort de pratique mais en apportant des points de contrôle de vigilance, 7 dans le cas du lotus) alors que elle est inconfortable et source de souffrance pour nous (parfois cette souffrance devient un sujet de méditation!). Bien que nous devons nous préparer à abandonner le corps un jour, à notre mort, nous devons, c'est un devoir, l'entretenir au mieux tant que nous somme avec lui, afin d'en faire un allié. Avoir une démarche spirituelle est d'abord se réconcilier avec la vie et la prendre comme une aide, tout en lui faisant part d'un profond respect.
Cette recherche de bonne santé est ainsi bien différente de régimes ou pratiques sportives qui sont, dans notre monde hélas commencés non pas préventivement, mais pour corriger les méfaits de s'être laissé allé dans la négligence de sa personne. Un genre de régime que l'on pense juste provisoire et qu'on délaisse des les premiers effets bénéfiques pour retrouver la vie "normale" qui en fait est néfaste à la santé.

La mauvaise santé? Est t'elle perçue comme t'elle? et par rapport à quoi? La plupart des gens ne se rendent pas compte à quel point ils sont loin d'une santé favorable à une vie de qualité bien qu'officiellement ils sont en absence de pathologie. Il leur manque la référence et le confort matériel donne une certaine illusion de qualité de vie, mais un bon point de repère serait celui des performances physiologiques en accord avec le potentiel génétique et la conception des organes... L'adaptation à l'effort, la souplesse, sont des critères de santé et de confort physique que nous avons ignoré en utilisant les moteurs, et même c'est une aubaine pour les vendre (logique économique, rendre dépendant est assurer une richesse). Nous ne sommes pas à l'aise dans un corps qui souffre au moins effort et qui ne supporte aucune posture stable et ceci constitue un obstacle à tout ce que l'on souhaiterait faire.
Méditer et prendre conscience est aussi quelque peu subversif, ça risquerait de faire des consommateurs qui découvrent leur condition et ne mordent plus à la pub. Comprenez que on ne va pas vous aider à découvrir cette voie ou alors la pervertir de trucs commerciaux qui sont dans le sens inverse (stages de relaxation avec musique sirupeuse, théories pseudo-scientifique et "cure de thé vert").
Les habitants des pays riches sont artificiellement maintenus dans une santé apparente par une technologie moderne, mais pourtant ils sont, presque tous désadapté à l'effort, peu libres de leur mouvement et très dépendants. Les éléments extérieurs sont très agressifs pour eux qui craignent le froid, le chaud, les efforts, les microbes... Le mode de vie qui en résulte est quelque peu stérile, à l'image des appartements trop confortables...

Ce mode de vie mène au syndrome métabolique (c'est le sens non officiel ici, sens plus large que celui qui apparaît dans la presse) qui provoque les désagréments suivant
- Obésité
- Corps ne correspondant pas à ce que l'on voudrait être
- Tout acte de la vie plus difficile, besoin de confort de compensation donc vie cher qui coûte des ressources précieuses à tous (problèmes écologiques liés à des besoins modernes de plus en plus énormes).
La réponse à ce syndrome est de nouveau source de souffrance
- Régimes amaigrissants
- Vélo d'appartement en suant, en ayant trop chaud, en ayant aucune gratification dans l'instant présent
- Bienfaits de courte durée car retour au style de vie précédent.
- Illusion et désillusion jusque dans les centres de méditation ou l'essai de religions, utopies diverses ou changement de lieu...

Ce type de pratique est un conflit permanent entre son corps physique et l'idée que l'on se fait de soi: une fuite impossible car on traîne avec soi le problème qui est dans l'esprit lui même, alors, on ne s'aime pas comme on est tout en étant ce qu'on ne voudrait surtout pas être. Quand on ne s'aime pas soi même, nous ne sommes plus en unité mais clivés entre différentes parties "mon corps" "mon esprit"... les parties de nous même étant en conflit, il y a peu de chance de progresser en quoi que ce soit et cela entraîne vers une spirale de frustration sans fin... et vers des maladies de type infarctus et cancer, carrément. Bien que ces maladies soient favorisées par la mauvaise santé physique et la pollution, elles sont grandement aidées par l'esprit d'ailleurs également source des problèmes de santé et de pollution à la base tant qu'on y est...
 

1-5 Pratiques

La méditation consiste à trouver le calme mental par la concentration, avec beaucoup d'énergie (l'énergie de l'amour est mise en oeuvre) et a obtenir une présence constante dans le temps présent dite "attention vigilante" qui consiste à être ouvert à tout ce qui se présente "ici et maintenant". La concentration choisi un support ou un but: centrer tout son intérêt sur un point ou une paramètre technique (mouvement). Au contraire, l'attention vigilante est ouverte à "360°".
Ces deux types de méditation fonctionnent ensemble, la concentration étant un outil qui favorise les conditions propices à une attention réellement vigilante et non pas troublées par des idées, des concepts, des jugements et tout ce qui découle du fonctionnement mental et détourne du temps présent...
Nous pouvons constater que bien des sports peuvent s'associer avec ces deux composantes de la méditation, surtout que cet état mental est parfois même impératif pour justement pratiquer bien coordonné, bien efficace, et en tirer bénéfice. Sans vigilance et en état mental distrait on peut même faire aussi simple que du vélo en se détruisant les genoux car on ne sent pas qu'il y a une erreur dans le mouvement et la répartition des forces!
Tout sport en général sollicite l'organisme, et est influencé dans son exécution par la disposition mentale: Cela invite à percevoir son corps: cela donne plus de "corps" à une pratique car on découvre que l'ici et maintenant n'est pas que le monde extérieur au corps, mais aussi à l'intérieur, que l'extérieur et l'intérieur du corps sont ensemble, et qu'il en va de même pour l'ensemble corps, mental, esprit.
Il est judicieux également d'entraîner son corps à diverses épreuves "sub-maximales", Nous avons parlé d'adaptation physique qui s'acquière en faisant des efforts, mais pas trop violent. Il en va de même pour le froids, le chaud, les microbes, le corps s'adapte à des conditions hostiles à celui qui s'isole trop de la nature, et la vie est beaucoup plus agréable alors, plus vraie. Bien sur, cela ne suffit pas pour mener une vie spirituelle, mais ça aide.

Il est bon d'apprendre la méditation lors de séances assises comme nous le ferions dans tout monastère ou centre zen, ou encore centre de yoga, puis de continuer dans cette disposition d'esprit en pratiquant un sport qui en plus équilibre les périodes d'immobilité et une vie généralement sédentaire.
L'état d'esprit méditation et sport peut ensuite être étendu à tout acte de la vie: travail, voyage, et j'ajoute contact affectif et sexuel ou affectif seulement... Le sport est donc un lien entre la méditation pure et dure et la méditation dans l'action.

1-6 Quel sport choisir?
Tout sport est intéressant mais il en est qui conviennent particulièrement à certaines composantes d'un travail méditatif.
Par exemple un sport très technique et impliquant une gestion précise d'un équilibre et du métabolisme s'associe bien avec un travail de concentration toujours associé à l'attention vigilante: faire bien sans défaut de vigilance, avec le risque de se fermer (focalisation sur le seul objectif ou l'enjeu). Un sport sans difficulté technique et sans efforts intenses correspondrait plus à une attitude de lâcher prise associée à l'attention vigilante: la contemplation tranquille mais avec le risque de se distraire (marche en réfléchissant, voir en bavardant).

Les sports comportant une composante de compétition, mais en associant "compétition" avec "concentration et vigilance" peuvent favoriser une attitude adéquate pour suivre une voie spirituelle.
La compétition implique des engagements, des défaites et des victoires qui sont des occasions précieuses de travailler l'humilité. La présence d'enjeu dans les sports de compétition est un moyen de travailler sur l'attachement et les émotions qui s'expriment alors dans une forme facilement identifiable, presque caricaturale. La concentration et vigilance qui sert à la technique du sport doit aussi, dans le cadre spirituel, englober les émotions. Souvent, les athlètes arrivent par nécessité à cette gestion globale pour des raisons techniques: ils ne doivent pas être distrait ou handicapés par des émotions parasites qui leur font perdre leur moyen et la continuité de conscience. Temporairement il devient "pur", le jugement, le mal, le bien, l'espoir, la peur, l'orgueil n'existent plus. Souvent, cette attitude mentale ne s'observe que durant les épreuves et entraînements, et en dehors de sa vie sportive l'athlète cesse de surveiller son mental. Si nous pensons, à reporter cette attitude mentale dans "la vie" au lieu de l'isoler dans la seule pratique du sport et la recherche de bons résultats nous avons une démarche spirituel. Notons au passage que l'adepte de la méditation tend aussi à mener deux vie: lors des sessions et en dehors des session: or il importe d'établir une continuité d'esprit entre les deux.

L'état d'esprit facilement obtenu dans les sports qui demande le contrôle des moyens mentaux devrait être transposé dans des sports qui normalement n'imposent pas de concentration, telle la marche dans la nature ou même le vélo ou la marche pour se déplacer autour de chez soi. Avec une certaine concentration et vigilance, alors nous découvrons non pas seulement les sensations corporelles et la sensibilité à l'ambiance du lieu, mais aussi nous ne sommes pas distraits par nos ruminations habituelles: la concentration dans l'attention vigilante sert bien à cela: ainsi est l'intérêt d'être "concentré" comme un rameur d'aviron lors d'une compétition alors que nous faisons une simple marche autour de chez soi.
 

1-7 Concentration et attention vigilante.
La concentration est la ponctualité d'éclairage d'une conscience, la vigilance la continuité, l'énergie la puissance. La conscience éclairante est telle l'élément lumineux de l'esprit qui lui est l'optique qui s'y rattache.

Nous sommes tous plus ou moins illuminés, certains sont complètement allumés, d'autres sont simplement éclairés...

Le fait d'être concentré stabilise  la clarté et le réglage du "spot de conscience", la concentration met toute cette puissance en un point
le réglage de la focalisation de l'ensemble du système. Nous remarquons facilement qu'il ne suffit pas de régler le spot de conscience sur ce que l'on veut voir: il est nécessaire qu'il soit éclairé, fort si possible et en continu: c'est la vigilance continue et stable qui est une concentration "sans support" à la base. Le spot de conscience habituel éclaire par impulsion seulement, aléatoirement, et papillonne, plus ou moins focalisé de temps à autre, sur quelques coin de la pièce et le reste du temps carrément occulté. Nous souhaitons pour découvrir la réalité d'avoir une lampe qui se règle comme nous le voulons, focalisée pour éclairer loin dans une seule direction ou avec un faisceau large pour voir une pièce globalement, et qui surtout éclaire régulièrement et non pas comme une lampe de poche dans laquelle les cosses de la pile ne font contact que quand on la secoue!
Nous pouvons aussi remarquer que il est intéressant d'avoir un faisceau très étroit pour éclairer très intensément un seul sujet et particulièrement fouiller les coins sombres, un état de concentration très poussé consiste à pouvoir éclairer très vivement un seul point sans être troublé par les réflexions parasite de lumière. Par exemple, avec un pointeur laser, vous pouvez envoyer la lumière jusqu'au fond d'un trou et y voir alors ce qui est invisible quand tout est éclairé autour... mais si vous ne savez faire que ça il y a un problème: essayez donc de vous guider dans le noir avec un pointeur laser!
C'est pour cela que le Bouddha, d'après les textes traditionnels, après avoir tenté de libérer l'esprit par la concentration s'est rendu compte qu'après avoir poussé la technique à son terme, il fallait ouvrir le faisceau de conscience pour voir la vérité ultime et libérer ainsi l'esprit, que la concentration seule menait à des extases, à des mondes sans forme mais ne libérait pas l'esprit du cycle des existences conditionnés...

1-8 Sport: activité physique volontaire...

Sports à forte composante de concentration:
Sports de combats (arts martiaux), aviron (équilibre, cadence, précision du geste, synchronisation de la respiration). Tendance négative: recherche de la performance dans un esprit de compétition fermé à la curiosité et entaché d'enjeu personnel "égotique". Si l'esprit de compétition est une tendance, le contrer par une certaine humilité qui justement peut être travaillée en préférant la qualité du geste à la victoire. (par exemple chercher d'abord à ramer "joli" que de tout faire pour gagner "à l'arraché"). l'expérience montre que cette recherche de qualité mène à long terme plus loin encore, et c'est même, dans les arts martiaux la condition essentielle pour accéder aux niveaux les plus supérieurs. C'est vrai aussi pour la plupart des sports de haut niveau. Cette qualité ne peut souvent être obtenue que avec un esprit vigilant, concentré mais humble et libéré des tendances négatives (afflictions mentales) qui à ce stade provoque de la distraction menant à la contre performance. C'est pour cela que les sports amateurs de haut niveau mène naturellement à des aptitudes de contrôle des émotions qui sont similaires à celle qu'un méditant recherche.
Les sports professionnels sont biaisé par l'argent et les moyens alors sans limite pour gagner, moyens techniques alors plutôt que mentaux.

Sports de "contemplation": marche, kayak de randonnée, aviron dans bateaux larges, de façon général qui ne sont ni difficiles ni intense et sans compétition. Tendance négative: négliger la précision, le savoir faire, une certaine performance ou qualité du geste, se laisser aller au bavardage mental et à la facilité, antidote de cette tendance: introduire des éléments contraignants focalisant l'attention pour calmer le mental, par exemple introduire une synchronisation entre les pas et la respiration (principe de la marche zen), porter un soin particulier au poser du pieds. Pour résumer introduire un esprit zen et obtenir la continuité de la vigilance sur l'instant présent, admirer le paysage.
 

1-9 Notion de pèlerinage

Prenons diverses façons d'aller voir un ami, ou de passer d'un lieu à l'autre.

1 Sauter dans sa voiture presque au dernier moment, démarrer au son de la radio qui s'allume en même temps que le contact, conduire "sans y penser" tout en allant très près des limites possibles de vitesse, et arriver pile à l'heure. Si on est en avance, feuilleter des catalogues ou écouter de la musique.

2 Partir légèrement en avance, se contenter du bruit du moteur, des sensations de la conduite, et de la vue du paysage, même vu et revu au quotidien, alimenter les moments d'attentes par de la curiosité désintéressée, regarder les passants, le ciel, ou les arbres ou ce qui se passe en soi, tout en savourant une petite "pause" avant la rencontre.

3 Utiliser un moyen de propulsion musculaire et être présent mentalement au monde lors du voyage. Si c'est trop loin, prendre sa voiture, mais en partant une demi heure en avance et la garer bien avant la destination pour finir à pieds, dans un esprit zen, littéralement (attention le vrai sens de ZEN qui est être entièrement vigilant à ce qui se présente et non pas le faux qui est véhiculé par le marketing qui assimile zen à détendu et négligeant sans souci, prêt à acheter une futilité sans réfléchir).

4 Pratiquer une pratique physique préparatoire à la rencontre... par exemple faire une centaines de prosternations, ou même une centaine de milliers de prosternations avant de rencontrer une personne dont on juge que c'est un événement rare dans une vie. Une variante de cette solution est de faire volontairement le voyage à pieds même si c'est très loin, et si ce n'est pas assez loin, rallonger le voyage en faisant un grand circuit pour  s'imposer un trajet volontairement plus long et surtout faisant appel aux muscles volontairement à pieds ou à vélo, pour augmenter le mérite à aller rencontrer cet ami... c'est là la définition du pèlerinage.
Et si justement il n'est pas possible d'accomplir le voyage à pieds ou en vélo... pratiquer effectivement des prosternation ou une pratique physique correspondante au pèlerinage... Il y a dans de telle pratique le respect du "j'ai décidé que"... une certaine contrainte, un engagement, et le respect de cet engagement donne de la valeur: on décide AVANT de faire du "volume" d'activité. Ce genre d'activité ont souvent "dégénéré" en rituels que l'on fait mécaniquement par habitude ou même pire, contre son gré sous une contrainte sociale, sans en comprendre la raison profonde, ce qui est le cas de bien des "corvées" religieuses qui alors sont finalement rejetées...

1-10 Commentaires de ces attitudes...

Entre la solution 1 et 2, l'attitude mentale n'est pas du tout la même et pourtant, il y a très peu de différence de temps, il suffit de quelques minutes de différences pour éviter un stress du à l'empressement, ce qui peut permettre une attitude plus présente même en voiture.

La solution 3 demande plus de sacrifice de temps, mais elle permet d'entretenir à la fois sa santé et l'ouverture du mental. On arrive alors chez son ami avec un esprit bien plus clair, moins de stress, en meilleure santé, et tout se passe mieux, pour celui qui vient vers l'autre et celui qui le reçoit. Si on ajoute la conscience écologique, une certaine gratification, le fait d'avoir évité des nuisances, sont une source de motivation.

La solution 4 ajoute à la dépense physique une pratique rituelle qui rabaisse l'orgueil et favorise le respect de l'autre. Lors de la rencontre, le pratiquant sera plus ouvert, sera plus humble, considérera l'autre comme "au dessus de lui" ce qui favorise l'écoute pour lui, et une facilité d'échange pour l'autre: avant de rencontrer son ami, un maître ou une personnalité, il fera des dizaines, des centaines, des milliers de prosternation, 500 prosternations équivalent à 13 km de course à pieds...
Notez bien encore que lors de cette pratique un état mental particulier est travaillé. Il est en effet possible "techniquement" de faire "du fitness" tout en écoutant la radio. Ce qui revient simplement à se déconnecter mentalement d'une "corvée" en cours...
 

Pour constater la différence profonde, vous pouvez expérimenter vous même la différence qu'il y a entre être au sommet d'une montagne après y être allé à pieds, ou après être descendu du téléphérique. Si vous allez chez votre ami, cette différence existe, mais avec l'habitude ou même l'absence de points de comparaison, on ne s'en rend pas compte... essayez.
Bien sur cela marche si vous êtes réellement présents lors de la marche et non pas en train de vous lamenter sur la souffrance de la fatigue ou autre. La souffrance doit être évité, mais une certaine difficulté aide, tout est nuance entre la facilité de sauter dans la voiture et s'imposer une épreuve trop dure sur le plan physique comme l'est souvent le footing du dimanche.

Nous gagnerons dans notre monde à accorder une certaine importance, un certain égard, une certaine valeur à trajets en les transformant en pèlerinage, dans le quotidien. En voici les principes.

Il y a une certaine difficulté physique, dans laquelle le corps y trouve une occasion de s'endurcir et donc de devenir physiquement fort, cette santé étant un bénéfice facilitant la pratique.
Il y a présence de l'esprit durant la pratique: la clarté et l'intensité de la vie étant alors une gratification maintenant la pratique.
Ces moments font partie "de la vie". Nous pourrions profiter de trajets en propulsion musculaire pour travailler cet état d'esprit, la difficulté physique étant alors, tout simplement de faire l'effort musculaire et de ménager les possibilités temporelles de le faire.

C'est tout le contraire que de mettre la radio dans sa voiture et de conduire à la limite de possibilité du moteur et du réseau routier en écoutant la radio.
 

1-11 La marche consciente.
C'est marcher en étant vigilant à ce qui se présente, TOUT. Pour maintenir une vigilance suffisante il suffit de porter attention à la respiration, aux sensations corporelles, aux battement du  cur, et d'être tout ouvert à toute perception venant des sens mais aussi du fonctionnement mental, car les pensées qui passent sont aussi des phénomènes qui passent et sont perçus par la conscience dans le présent s'y on ne s'y attache pas, juge pas... Vous pouvez essayer, de marcher simplement en silence et commencer à mesurer les distances parcourues en état de totale distraction (des centaines de mètres parfois), et celle parcourue en étant présent (rarement plus que quelques pas)... C'est un bon moyen de se rendre compte que sans travail méditatif, nous ne sommes conscients que par instants et non en continu...
En marchant nous récoltons un maximum de stimulus: nous voyons ce qui est près comme ce qui est loin, sentons de nouvelles odeurs à chaque pas. Toutes ces perceptions déclenchent des pensées, des souvenirs, des associations d'idée, des émotions et si on les laisse se développer alors nous marchons sur "pilote automatique". Le but du jeu ici est de simplement percevoir. Pour débrancher le pilote automatique, nous devons avoir un sujet de replacement: veiller à sa respiration.

Les autres sports offrent rarement une telle profusion de stimulus et une aussi grande variété d'état mentaux possibles que la marche: cela pour des raisons physiologiques, la vision étant faite pour tout saisir jusqu'à 5 km/h des détails proches comme loin et divers détails de ce type. Il est normal qu'il en soit ainsi, car l'homme depuis des centaines de milliers d'année marchait seulement, la course étant rarement utilisée sauf en cas de danger.
Par contre les autres sports imposent des règles et une certaine vigilance qui peut aider, plus facilement que dans le cas de la marche, à calmer son mental en lui donnant un élément de replacement. Par exemple il est très difficile d'être distrait tout en ramant en skiff car cette embarcation demande de la dextérité, de la vigilance, et une gestion du métabolisme pour ne pas être à bout de souffle ou crispé, même à l'entraînement, et à cela s'ajoute une attention aux coéquipiers quasi télépathique, qui repose sur des subtilités qui aiguisent la perception. Il en va de même pour les sports de combats, surtout dans l'esprit oriental, qui sont parfois plus un support de vie spirituelle qu'un sport de compétition.

1-12 Marcher pieds nus.
Cette façon de marcher apporte un excellent moyen d'obtenir une vigilance continue, pour ne pas se faire mal au pieds! On sait si on a des conflits psychologiques (on se blesse alors plus facilement). Mais aussi, les terminaisons nerveuses et la circulation du sang sont stimulés, ce qui apporte une clarté plus nette et une meilleure santé. La souplesse de la marche accentue les sensations corporelles liées aux alongement des tendons, au poids du corps. Tout le corps participe au mouvement avec la souplesse et la douceur que nous pourrions qualifier de "féline". Marcher pieds nus est un véritable support de pratique pour la marche vigilante, tout en ayant encore plus d'ouverture pour l'environnement et les sens étant moins perturbé par le bruit que l'on fait et les vibrations, presque nulles avec la souplesse des pieds. Avec le temps le corps s'adapte, et sans rien perdre des sensations, les pieds résistent mieux au froid et aux piqûres. La marche pieds nu devient aussi fiable qu'avec des chaussures sans avoir certains inconvénients: liberté de passer dans des ruisseaux, l'herbe du matin pleine de rosée, les sentiers surchauffés... Possible de faire des grandes randonnées en montagne sans alors avoir des pieds moites et isolés des sensations variées de la marche, marche plus leste, moins fatigante: il est facile de parcourir 50 km sans mal de dos et surtout de genoux...
Il est souhaitable d'adapter ses pieds aux changements de température car par là le corps s'informe de l'environnement et évite bien des départs de maladies, c'est une protection contre les rhumes et les grippes que déjà le simple fait d'être vigilant dans le méditation apporte. L'adaptation à la marche pieds nus consiste en une différence de vascularisation et à une épaisseur de cuir naturel qui permet une liberté étonnante dans la nature. Vous connaissez la liberté et la légèreté ressentie sur des tamis de sol de gymnase, sur les plages de sables ou chez vous quand vous êtes pieds nus... imaginez la étendue à la marche en montagne, sur les sentiers, même dans les cailloux, partout... Entre le pieds du marcheur pieds nus et celui de quelqu'un qui est toujours chaussé, il y a des profondes différences structurelles!!!
Nous croyons qu'un pieds adapté à la marche pieds nus diffère d'un pieds chaussé simplement par la présence certaine couche de corne qui apparaît assez rapidement (en quelques semaines), mais la véritable adaptation est le fruit d'une pratique bien plus longue, si encore elle ne date pas de la naissance, et provient d'une modification de la vascularisation. Une telle adaptation prend plusieurs années. La semelle naturelle n'est pas fait d'une peau morte mais est irriguée par des vaisseaux sanguin et des pores pour la sudation. La sudation est relié au système nerveux de sorte que en une fraction de seconde, la sudation peut être déclenchée en cas de dérapage sur une surface lisse pour adhérer. Le pied ainsi adapté est aussi un échangeur thermique qui gère la température de tout le corps: le changement de débit sanguin au niveau des pieds est tel que il équivaut à quitter ou remettre un pull, ce qui facilite les adaptations aux changement de températures sans changer de vêtement, évite les chocs thermiques qui font la plupart des rhumes et coups de froid.
Bien sur cette adaptation qui apporte aussi d'autre particularités trop longues pour être toutes listées ici a des limites et cela justifie dans les climats hivernaux une protection pour rester longuement à l'extérieur, d'où les chaussures.

Cette possibilité de marcher ainsi pieds nus change tout de la marche  mais transforme le port de chaussures en supplice... Pour être fonctionnelle la marche pieds nus doit être quotidienne, cela pose le problème de la désadaptation aux chaussures ordinaires, qui alors, même par des températures négatives sont systématiquement trop chaudes, et donc de l'intégration sociale: quand le pieds est adapté à l'extérieur, aux températures plus basses que 30° et à la constante stimulation, si il est enfermé à nouveau dans des chaussures il y a une forte souffrance voir des blessures importantes comparables aux escarres qui apparaissent en quelques heures.  Alors qu'il est long de s'adapter, plus d'un an, porter des chaussures même par courte période détruit très vite la semelle naturelle: en quelques heures apparaissent chez le marcheur pieds nus qui se chausse des poches de sang sous son cuir naturel, qui se décolle, après des sensations de brûlures, et ces blessures mettent plusieurs mois à guérir avant que le pieds devienne aussi fragile que la peau du visage. Pour éviter ces souffrances il est alors préférable d'aller chez un pédicure se faire enlever la semelle, mais au final le résultat est la perte de patrimoine acquis durant des années. Alors il est obligé de porter des chaussures tout en continuant assez longuement à toujours avoir trop chaud car le changement de vascularisation du pieds pour réduire l'évacuation thermique désormais bloqué par des chaussures même légère est bien plus long. S'adapter à la marche pieds nus implique un choix non compatible avec la vie occidentale: se désadapter  de la marche avec chaussures.

À défaut de pratiquer la marche pieds nus, un bon intermédiaire serait de pratiquer la marche avec des chaussures qui possèdent certaines caractéristiques que voici.
- Pas de différence de hauteur talon et avant (ligne zéro)
- Très souple, semelle fine qui laisse percevoir les irrégularité du sol
- Très légère, comme un chausson
- Plus ou moins isolante en fonction du besoin: marcher dans la neige ou par des températures positives.
 En bref, qui permettent à des gens porteurs de chaussures dans leur vie sociale de marcher avec les mêmes sensations que quelqu'un qui marche pieds nus en y étant adapté. De telles chaussures ressembleraient à des chaussettes en cuir et il serait judicieux de les concevoir pour justement permettre une marche pseudo-pieds nus aux marcheurs habituellement chaussés (c'est à dire presque tout le monde). Nous pouvons constater qu'elles ne semblent pas exister et sont effectivement à mettre au point. La version estivale de telle chaussures seraient tout simplement des sandales avec une semelle fine et souple, qui s'use assez vite mais qui est prévue pour être remplacée facilement.
 Le port de telles chaussures, même d'un look peu commun poserait moins de problème en société que la marche pieds nus, rarement acceptée et toujours choquante...
Le marcheur ordinaire ainsi chaussé connaîtrait ainsi certains avantages de la marche pieds nus sans avoir à se marginaliser en se désadaptant du port des chaussures exigées par la vie sociale.
De telles chaussures pourraient aussi permettre à un marcheur pieds nu (africain, ou quelques rares personnes) de temporairement porter des chaussures sans subir trop de dommages pour son adaptation à la marche pieds nus, par exemple d'une vague de froid de quelques jours.

1-13 La propulsion musculaire utilitaire.
Cette solution de transport pourrait déjà se valoriser pour ses avantages écologiques, et permet aussi d'appliquer au quotidien la notion de pèlerinage pour là où l'on va ainsi. La démarche écologique est bien sur une conséquence du respect d'autrui que ce pèlerinage constant favorise. Nous devons constater aussi le "cumul de mérites" qui s'obtient en évitant de recourir à des moyens polluants pour accomplir quoique ce soit, et savoir que la pollution n'est pas seulement celle de l'air et de l'eau, mais aussi celle du mental. Intégrer dans le quotidien de la marche ou du vélo pour éviter le recours à la voiture est beaucoup plus que de réduire la pollution, c'est aussi moins gêner les gens là où l'on passe, c'est aussi prendre plus de temps pour se consacrer à eux dans la pensée lors du trajet pour y aller (mécanisme du phénomène de pèlerinage), c'est aussi plus de soin pour soi (activité physique bonne pour la santé), et des autres.
Vous pouvez faire l'expérience de vous organiser pour utiliser la propulsion musculaire de préférence avant des moments importants: pour aller voir un ami, un docteur, un film: vous aurez à coup sur, une plus grande ouverture d'esprit. Si vous ne pouvez techniquement pas y aller à pieds, partez un peu en avance et faites avant le rendez vous de la marche méditative, et constatez la différence.

1-14 L'écologie sera t'elle la religion de demain?
Écologie porte un sens plus profond que la préservation de l'environnement auquel nous sommes attachés. C'est d'abord et surtout le respect des autres formes de vie, c'est par définition le contraire de l'égoïsme. Nous devrions inclure dans l'écologie le mental. Une pratique spirituelle est de l'écologie mentale. Les problèmes matériels, évidents, visibles, qui semblent provenir des limites physiques de notre planète nous rappellent là à l'ordre en manifestant clairement ce qui était latent dans notre esprit, la pollution de l'environnement est la manifestation physique de la pollution des esprits. L'imprégnation de la vie quotidienne par les impératifs écologiques pourrait finalement prendre le relais de la morale, des religions, du système pénal. Alors que l'homme avait depuis longtemps des pouvoirs sur la nature "illimité" il s'auto-limitait avec des codes sociaux, une morale, des tabous, des religions. Assez curieusement, il semblait qu'une sorte de supra-conscience, la conscience émergent d'une population, établissait des règles de sorte que la population, un peuple avait certaines caractéristiques d'un organisme vivant unique. Maintenant la conscience individuelle écrase le pouvoir de cette supra conscience, et c'est un peu comme si au lieu de coopérer les cellules d'un organisme faisaient selon des règles "chacun pour soi". Ceci existe au stade des cellules humaines: c'est le cancer. Au niveau du dessus, le cancer de l'humanité, c'est le "chacun pour soi sans morale". La morale, les lois, les codes sociaux, les tabous sont des ossatures de l'humanité.
toutes ces limitations ont sauté, de sorte que seules les lois de l'économie et de l'industrie gouvernent... cela n'est qu'une transition car les limites de la nature apparaissent alors et quiconque les viole sera puni. L'humanité est en train de le comprendre et pour sa survie établira probablement un nouveau code de conduite cette fois planétaire, gouverné par les lois écologiques. Sinon nous pouvons craindre le pire
 L'écologie repose aussi sur des découvertes scientifiques des lois du chaos, qui ont une implication sur le réel qui est "du même esprit" que la physique quantique: tout influe sur tout, et une infinité de résultats sont possibles pour des mêmes conditions de départ. Toute les incertitudes liées à ces lois de la physiques laisse penser  que ce qui mène le monde est peut être bel et bien l'esprit et non pas seulement les lois de la physique connue qui ne sont que des rails du destin, alors que nous sommes responsables des aiguillages nous tous...
Nous découvrons que les lois de la physiques ne sont nullement violées tout en permettant cette hypothèse. Même des pensées, des rêves peuvent tout changer du monde de demain selon "l'effet papillon" des météorologistes qui ont démontré que les conditions initiales qui peuvent un an à l'avance décider ou non de la pluie ou du beau temps à un endroit sont aussi insignifiante que le passage ou non d'un papillon de l'autre coté de la planète. Il est possible et bon de le croire que le futur est dirigé par nos intentions. Dans le "très petit", il apparaît que la conscience est le "réducteur de la fonction d'onde", elle "matérialise" une réalité parmi une infinité de possibilités dont la fonction d'onde représente la probabilité.
Faire une démarche spirituelle est en passe de devenir une façon de décider de notre avenir, de le programmer, il ne s'agit plus seulement de croyance basée sur une intuition dont on ne sait pas vraiment si elle est exacte ou non mais d'une certitude scientifique, vérifiée, prouvée, évidente au dans le quotidien des laboratoires au niveau des "pixels" de la réalité... Dans les autres dimensions de l'espace temps, se trouve une partie de nous, que nous pourrions qualifier d'ange, et qui peut influer sur notre destin. L'ange est sur un temps "perpendiculaire au notre" il est donc à la fois dans le futur et le passé, ce qui fait que nous pouvons envoyer une intention dans le futur et qu'en retour, il se produit "par hasard" des évènements qui nous amènent à le réaliser. Il est aussi possible de concrétiser un passé qui ne s'était pas "produit" faute d'avoir été conscientisé! (phénomène de la réduction de fonction d'onde) .
Il est fascinant de considérer aussi que la lumière est en dehors du temps. Pour un photon, il n'y a pas de passé ni de futur, il est dans l'instant nul, c'est à dire uniquement dans le présent. Mais l'instant nul d'un photon est pour nous l'âge de l'univers pour certains d'entre eux. La structure du temps permet ainsi d'agir sur le passé et l'avenir par la pensée. L'univers est ce que les consciences pensent.
N'oubliez pas cela quand vous pédalerez sur le vélo de fitness, au lieu de vous abrutir avec de la musique et vous motiver avec de l'agressivité, cette agressivité ferait un futur plus agressif!

1-15- Les énergies.
Laissons de coté les kilocalories et les watts pour le moment, nous en parlerons bien assez.
Les énergies "subtiles" (vitales) alimentent ce qu'on appelle la motivation, l'agressivité, l'amour, et autres "pulsions".
La vie sociale demande sans cesse une canalisation de ces énergies, et souvent un refoulement. Alors, elles doivent être "recyclées", et non pas "bloquées".
Bloquer des énergies est se rendre malade, et souffrir, sans forcément le savoir. Cette souffrance peut devenir mentale (formes de folies, dépression, agressivité, besoins d'acheter) ou physique (maladies, hypersensibilités).
Le religion prise au pied de la lettre, les structures sociales contraintes par des changements rapides, surtout actuellement et non réajustés, provoquent divers blocages dont celui de l'énergie affective, de "l'amour universel" qui caractérise l'occident. Cette énergie fusant sous pression est actuellement exploitée sous forme de pulsions d'achat de compensation pour faire tourner les turbines des pompes à fric.
L'énergie sexuelle elle a perdu son association avec l'énergie affective (en occident on redevient plus proche des animaux coté sexe, mais plus loin d'eux coté affection) et est réutilisée en productivité et en performance pour "travailler plus pour gagner plus". Et de plus, au niveau mental, le conditionnement du aux romans, films et publicités ont fait confondre le sexe physique avec "l'amour", à tel point que amour ait changé de connotations "être amoureux" c'est "baiser" ou s'illusionner sur des images préformatées et alors, peu à peu, un trou béant "le vide affectif" se creuse dans la société occidentale.
Le neuromarketing fait en sorte de "cueillir" ces énergies plus profond, au niveaux de la racine des idées. Pour jardiner tout cela il nous faudrait donc méditer "plus profond" afin de trier les racines... En se contentant seulement de couper l'herbe par la pensée consciente ordinaire on n'est pas assez efficace car on n'a alors que la connaissance des idées une fois qu'elles ont "poussé". D'où le conseil de tenter au possible la méditation et la conscience de l'instant présent dans la concentration à ce que l'on fait.
L'amour (l'énergie dite "padma" dans le bouddhisme) en fait est une énergie qui structure l'univers avant qu'il "entre" dans la réalité. Cette énergie est associée au pouvoir. Elle permet d'envoyer des potentiels d'existence dans le futur, et donne donc du pouvoir aux prières: il apparaît alors que des "hasards" tombent bien pour permettre la réalisation de ces souhaits (synchronicité et double causalité, des notions hélas souvent reprises par des exploitants de stages d'illusion de l'esprit).
Une autre forme d'énergie, l'Action permet d'agir au moment juste. L'énergie de la curiosité permet de savoir, celle de la transmission de faire savoir aux autres autour de nous du coup ils nous aident, et enfin la conscience gère cela du "bon coté"
La religion de demain est peut être la redécouverte de tout cela avec l'appui des résultats scientifiques en guise de confirmation (que la conscience influe sur la réalité est déjà montré en laboratoire).
En gros, le monde dans le futur est celui qui est imaginé par toutes les consciences d'où l'importance de gérer correctement son jardin des émotions.

 LES ÉNERGIES, les sortes:
 l'amour, l'action, l'intérêt, curiosité, cumul de mérite et fierté, la conscience.
Abordé en détail dans 6-5

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