Comparaisons de sports de locomotions différents.
Marche sur le plat
à 5.1km/h 86 pulses moyen = environ 80 watts = 1.1 watts/kilo
à 6.1 km/h 98 pulses moyen = 12 de plus = environ 115-120 watts = 1.5 watts/kilos
(voir  calibres-des-sportifs.html pour situer la possibilité de ce type d'effort)
(75Kg pieds nus sur trajet vallonné, on remarque les hausse de fréquence cardiaque lors des montées)
5.1km/h 80 watts environ

6.1 km/h 115 watts environ


la marche en montagne.

Montée/descente/marche sur le plat.

remarquez une chose incroyable: en descente: les muscles ne consomment PAS PLUS pour freiner (que sur le plat) (alors que pourtant cela demande une grande force musculaire), pourtant les descentes font plus contracter les muscles, mais la nature est bien faite: une contraction qui ne demande pas un travail mais un freinage ne consomme pas.

Voici ce que donne une grande marche, aller retour de Tignes au refuge de la Leisse en vanoise, donc l'équivalent d'une grande randonnée, parcours de 28km environ, en montagne, en altitude. c'est très irrégulier puisque chaque pas est en dévers, un pied tombe jamais à la même altitude que l'autre... là encore il importe d'avoir un temps de réponse du coeur aussi court que possible. Il est difficile, en marche à pieds de trouver un sentier assez régulier pour faire comme en vélo.



130 pulses équivalent ici à la limite des efforts violents (maxi 3 minutes) pour le sédentaire et à la limite des efforts pénibles (maxi 30' à 1h)  pour le sportif bi hebdomaire = 160 pulses.
remarquer la fréquence cardiaque moyenne.
un sédentaire qui aurait une petite grippe, qui doit digérer, peut avoir la même charge cardiaque pour... ne rien faire, et être non seulement autant fatigué en faisant rien, mais en ne tirant pas de bénéfice d'un repos ensuite, donc de progrès ou d'entretien.
 
 

Montée col du palet, (sépare  Tignes du parc de la vanoise)
comparaison de la montée de ce col en régime d'entraînement à la puissance aérobie (recherche de stabiliser le coeur vers 160 pulses)
si il le faut, des passages sont fait en courant quand ça monte à peine ou que c'est plat), fréquence cardiaque moyenne 145 pulses, qui atteint un pallier à 160 pulses moyen pendant la partie de sentier qui monte le plus, avec évidemment toutes les contraintes de l'effort d'entraînement: il faut respirer, il faut évacuer la chaleur, s'échauffer avant...

130 pulses équivalent ici à la limite des efforts violents (maxi 3 minutes) pour le sédentaire et à la limite des efforts pénibles (maxi 30' à 1h)  pour le sportif bi hebdomaire = 160 pulses.
en y allant fort: 38 minutes: fréquence cardiaque élevée, vers 160 170 pulses en côte, et passages en courant si c'est plat

La même portion de sentier faite en "repos" actif, simplement pour se déplacer, à un effort qui équivaut à l'effort type "utilitaire" , qui ne nécéssite pas d'échauffement ni récupération. Fréquence cardiaque moyenne 120 pulses, ne dépasse que rarement 130 pulses)

130 pulses équivalent ici à la limite des efforts violents (maxi 3 minutes) pour le sédentaire et à la limite des efforts pénibles (maxi 30' à 1h)  pour le sportif bi hebdomaire = 160 pulses.
En y allant tranquille 49 minutes: le coeur n'a presque jamais dépassé 140 pulses, il n'y a pas eu de pointe de vitesse au dessus de 6.5km/h (pas couru simplement parfois des grands pas)

le bilan est une différence de 49mn/38mn , un écart de 11 minutes= environ 30% c'est à dire même pas un tiers de différence!
c'est pas si énorme que ça...
les pancartes indiquent pour les non athlètes un temps de montée de 1h30 correspondant au double de temps (montée à 370m/h ou marche 2.6 km/h) sans doute est ce le niveau moyen des randonneurs ou promeneurs seulement peu entraînés.
d'où la performance dépend plus encore du niveau de condition physique que de l'intensité de l'effort!

Le rapport de 1.3 environ correspond à la différence entre début de la zone d'endurance et fin de la zone d'endurance, avec ici le fait qu'en fin de zone endurance il n'est pas souvent possible de l'exploiter en continu pour des raisons de terrain. ce rapport de 1.3 est souvent la différence entre "tranquille" et "fort".
entre "fort" et maximal, la différence est du même ordre... 20% tout au plus.

cette observation signifie qu'en fait, le temps de trajet varie assez peu pour une même personne. il varie par contre considérablement avec le niveau, non pas d'un malheureux tiers mais du simple au double!

Sur la différence du simple au double séparant les entraîné des non entraînés et la différence de l'ordre du tiers correspondante à efforts intenses comparés à modérés ... je vous invite à la réflexion que si on s'entraîne, même en se reposant on finit par faire plus que ce qui serait un effort intense, voir surhumain.
il semble en effet peu probable qu'un randonneur montant tranquille en 1h30 puisse faire mieux que 1h09... alors que celui qui est entraîné... se repose déjà en moins de 50 minute. s'ennuie même, si il monte en plus de 50'.

Ce n'est pas tout.
la durée pendant lequel on peut faire le double de performance est environ 3 à 4 fois plus longue que chez le sédentaire. En terme d'énergie disponible dans la journée qui correspond en marche à pieds et en cumul de dénivelé à un kilométrage, on peut parler d'un rapport de 5 à 7.
Ce que l'athlète peut faire en un jour d'une très grande marche, le randonneur sédentaire dans la vie devra prendre une semaine entière...
cet écart augmente encore, puisque le sédentaire doit donc... pour faire ce même périble emporter un gros sac à dos.

exemple: le tour des coulmes dans le vercors... 5 à 7h de marche... ou bien 4 jours de randonnée.