Comparaisons de sports de locomotions différents.
séance de fractionné.
là on est volontairement irrégulier, mais pas n'importe comment. Il s'agit de l'entraînement à un effort maximal, mais en le cumulant par petites dose.
l'effort est très violent mais très court, puis reccomencé.
ca permet de mélanger de l'endurance avec de la force-vitesse.
il est difficle de faire ceci en conditions naturelles bien que parfois des successions de montées (très courtes) et descente en vélo s'y rapprocherait, sur un circuit assez petit (un circuit bouclé de 1km avec une bonne côte que l'on passe en force)
.
voici ici la réponse du coeur à une séance de fractionnés sur une machine à ramer.

(note: les temps donnés genre 1'33 à 1'29 correspondent à une "vitesse" exprimée en temps au 500m sur machine à ramer).
1'29 au 500m signifie... 494 watts)
P= 2.8 fois le cube de  V alors exprimés en mètre seconde, pour les machines à ramer "concept 2".
7'37 au 2000 = 234.
puisque le rendement biomécanique sur cette machine est évalué à 18% contre 23% pour le vélo (d'après la revue des entraîneurs de l'aviron) .
la puissance "vélo" correspondante est... 300 watts.
si le B2 est à 154 pulses et donc 300 watts équivalents vélo (vérifié en 2004, même condition physique, 300 watts vers 153 pulses)... un effort maximal, d'ailleurs mesuré à environ 375 watts durant 6'35 ferait en vélo... 480 watts!!!
La puissance "limite" sur 30 à 45' est d'environ 300 watts... soit l'équivalent vélo de 380 watts... ce qui serit mis dans un "col" où tout se joue. mais il y a une petite différence. le rameur pèse tout de même 5 à 7Kg de plus que la même personne qui serait dévolue au cyclisme... (donc 10% de moins de rapport puissance/poids)

le principe des fractionnés est le même que la musculation, mais au lieu d'une concentration spatiale (concentrer un effort maximal sur une partie seulement du corps pour avoir du sous maximal global), on concentre ici sur une courte durée un effort maximal, par intervalle pour avoir cependant une moyenne sous maximale globallement

effet: cela fatigue au niveau musculaire... d'où des courbes "lisses" quelques heures après.

les variations de le FC ne correspondent plus à une divigation, mais seulement à la puissance demandée, ce qui est très rare chez cette personne (toutes les autres courbes sont très "rugueuse".

il n'y a pas d'adaptation à une situation nouvelle sans fatigue... la fatigue doit être dosée entre l'excès et ce qui est nécéssaire pour provoquer une adaptation.

à quoi servent musculation et fractionnés?
Si on se contente d'accumuler des efforts "ordinaires" en endurance... on a ceci
-------------------/optimum-cardiovasculaire---/----efforts maximaux--/
-------------------/optimum-musculaire-----------/----force-maximale----/
Un être entraîné de cette façon ne pourra quasiment jamais s'essoufler: il sera en effet limité par sa musculature. C'est ce que la nature prévoit de mieux: les sensations sont en phase et c'est la mailleure configuration pour aller loin. Mais, il apparaît que ce n'est pas la configuration idéale pour gagner une compétition courte

Pour réussir une compétition de demi fond (il y a besoin des qualité d'endurance mais aussi de sprint)... il faut être dans la zone de meilleur rendement musculaire PENDANT la compétition et donc avoir
-------------------/optimum-cardiovasculaire---/----efforts maximaux--/
------------------/-------------------------/optimum-musculaire------/----force-maximale/

si on utilise tous les muscles: cas de l'aviron, -/optimum-cardiovasculaire-/ finira par "plaffoner",aux limites génétiques, sans aucunne progression possible par le suivi simple de toute les méthode d'endurance. Mais il reste possible d'augmenter  /optimum-musculaire--------/
qui en situation d'endurance n'est pas travaillé à l'allure de compétition: on fait alors des fractionnés courts de 20 à 36" à force et cadence quasi maximales pour cumuler du sprint sans tirer sur le coeur. Les sprinter de n'importe quel sport en font souvent.
on fait pour gagner aussi un peu de /optimum-cardiovasculaire---/  des fractionnés long faisant monter le coeur près du maximum: souvent mais pas longtemps, ce qui finit par faire beaucoup quand même.... donc un "volume" conséquent qui si il avait été fait "d'un coup" nous aurait "tué".: les coureurs de fond  en font beaucoup.

dans les détails, cette progression s'effectue en alternant des cycles dans lequel on repousse la limite musculaire pour pouvoir progresser à nouveau en endurance, et puis ensuite on repousse la limite musculaire pour la mettre en "phase" avec l'allure de compétition...

voir  disparite-trompeuse.html sur le problème du décalage d'optimum

localement, les muscles ont des caractéristiques de force endurance.
un muscle fort est lourd (transporter ça coûte de l'énergie)

Pour la plage et faire le cake.
-possible 200 fois|---------------------------------------------------------maxi--|
moins de 20%
Pour se mouvoir ou travailler.
possible 200 fois-------------|---------------maxi--------------|
entre 40 et 50%
dans l'absolu le muscle alors bien moins fort peut fournir pratiquement le double de travail en cadence. Même si il est capable de moins sur un seul coup

sur certains sports comme le kayak, qui n'utilisent que des muscles relativement peu puissant alors dévoués à une fonction de propulsion musculaire...

ce type d'effort serait accessible au sédentaire qui toutefois possède la musculature (par exemple entretenue au travail)
130 pulses équivalent ici à la limite des efforts violents (maxi 3 minutes) pour le sédentaire et à la limite des efforts pénibles (maxi 30' à 1h)  pour le sportif bi hebdomaire = 160 pulses.

voyez ici, que malgré un effort pratiquement maximal (sur la durée d'une heure), au niveau des bras, le coeur n'a même pas atteint 140.
pour excéller avec ce kayak, il faudrait muscler les bras de sortes que ils soient à l'optimum pour une fréquence cardiaque de 185 pulses, soit plus du double de puissance!!!
dans ce cas: la progression, en kayak, ne peut n'être obtenu qu'en repoussant /optimum-musculaire--------/ vers les puissances élevées!
ceci devrait pouvoir se faire petit à petit en ne faisant que du kayak, mais il va y avoir une limite qui pousse les kayakistes de haut niveaux à une musculation spécifiques et même à des substances qui y aident... plus que chez les rameurs d'abords limités par le cardiovasculaire. Si les rameurs ne peuvent pas gagner énormément en se musclant, les kayakistes y gagnent beaucoup plus, tant qu'ils n'ont pas des bras plus gros que leur jambes..