l'ego auto, un gros obstacle est la source de l'excès de nuisance

Si on utilise la conscience grossière, il est infiniment simple de laisser tomber cette source de nuisance et de pollution que représente l'automobile actuelle: il suffirait en effet d'associer très petites voitures individuelles pour la proximité et les petits trajets (dont la fitnesscar hybride électromusculaire pourrait faire partie), avec des moyens de transports en commun, et paf, d'une année à l'autre la pollution est divisée par 10, les rejets de CO2 par presque 2, et la santé physique des gens est retrouvée.

Une société de voitures-train (voitures qui se mettent ensemble pour partager leur énergies quand elles sont nombreuses), et de correspondance entre véhicules individuels et collectif (pour partir des lieux isolé et arriver dans les villes) devrait ouvrir un autre canal, un exutoire de déversement de la pulsion prédatrice de l'homme... (les sports, la sublimation...)

l'ego-auto, c'est cette possession et identification que l'on met dans la voiture: analysons en les contraintes et les implications. le phénomène de possession est bien connu, on s'approprie un objet et on souffre quelque peu de l'abandonner, ce qui fait que on ne vit pas pareil les déplacements avec SON véhicule, et UN véhicule impersonnel, même si ce qui coince (réglages de position, entretien) est résolu.

le gros problème L'ÉNORME PROBLÈME est que la voiture canalise une pulsion de revanche sur les prédateurs... c'est "l'homme" enfin libéré des lois de la nature qui prend sa revanche! et le fait que la voiture soit devenue un engin de pur marketing, vers les années 1990 a mis à la surface cette manifestation déjà bien influente à partir des années 70

l'ego-auto implique déjà une voiture plus puissante que nécessaire, plus imposante, et une certaine prédation, il y a le célèbre "tigre dans votre moteur" qui l'a révélé il y a plus de 30 ans... le "tigre dans votre moteur" était révélateur d'un changement, on passait de la voiture simple engin de prestige, curiosité, luxe ostentatoire, et plutôt possédé par une minorité, à quelque chose de plus affirmé, plus soudé à l'empreinte préhistorique qui traîne dans notre psychisme d'espèce.
d'autant plus que le fait de posséder une voiture amoindrit généralement la force physique et la beauté par dégénérescence due à l'abandon de l'entretien physique un effet de compensation exacerbe cette empreinte, du coup elle se manifeste. Cela est très flagrant, et pour le confirmer, chez les hommes, même des internautes par exemple s'associent à un animal prédateur de type félin: ils sentent que ça fait "bien", mieux, leur esprit trempent dedans. L'automobile est le canal évacuateur d'une pulsion qui attendait des millions d'année pour s'épancher: une revanche sur la nature, cette nature, qui il y a quelques millions d'années voyaient l'homme en proie aux grands félins, son principal prédateur, qui lui sautait dessus dans la savane, qui venait l'attaquer la nuit avant l'invention du feu.

L'automobiliste matérialise la revanche, en devenant le félin qui fait courir devant lui piétons, poules, chiens et chats, ou, qui, potentiellement PEUT le faire... il règne enfin, il peut rattraper n'importe "quelle gazelle" et EST LE PLUS RAPIDE tel le jaguar.. (si on le dépasse cela prouve le contraire, donc il faut un modèle plus puissant). C'est ainsi que l'automobiliste à l'esprit prédateur est bel et bien... le prédateur de l'homme à pieds, à vélo, "nu" (ceux ci se mettent à poil dans paris pour le décrier), ou même, et cela est important, équipé de voitures "banales"! en effet, l'automobiliste félin a un modèle de voiture PLUS puissant, toujours PLUS.

Cet esprit de prédateur agit comme un fluide subtil qui modèle la conception de l'automobile: le nouveau modèle doit être plus que le modèle précédent, et le comportement de l'automobiliste: il devient effectivement un prédateur qui fait régner la terreur sur le réseau routier, et d'ailleurs on peut voir des publicité qui agissent sur cette corde sensible. Le noir est d'ailleurs préféré comme couleur par allusion à la félinité des chats et panthères noirs. (et le noir permet aussi de vendre la climatisation). Le noir en effet donne une impression de glissement, on voit plus les reflets que la chose elle même, comme on voit plus l'herbe onduler et les branche se courber,  que le félin en chasse qui passe, prêt à bondir avec UNE PUISSANCE INOUÏE d'où l'importance d'avoir beaucoup, beaucoup de puissance en réserve.
Avec un tel esprit de prédateur vient des "effets" induits: on veut être maître de la route, donc on tolère comme des intrus et une brimade tout ce qui contraint les allers et venus du félin sur son terrain de chasse.
la présence de radars et de limitations de vitesse, de ralentisseurs font bien plus mal en l'esprit du félin qui étale son égo non seulement à sa voiture mais en son territoire, bien plus que pour un simple citoyen usant d'une caisse à roue qui le traîne d'un point A à un point B, et qui emploie son énergie vitale à d'autres canaux. En effet, le félin est véritablement brimé jusqu'aux tréfonds de son inconscient, le radar que l'on pose chez lui, les forces de l'ordres qui violent son terrains, les autres usagers qui "réclament leur droit", s'intrusionnent CHEZ LUI et comme en fait ce n'est pas chez lui mais chez tous, il s'ensuit des clivages qui le blessent, à l'intérieur, si il était très attentif et en méditation, l'automobiliste sentirait peut être des blocages, des contractures musculaires provenir de là et son prochain infarctus...

L'esprit prédateur intervient aussi en second plan sur la conception même de l'automobile, car c'est des passionnés d'automobile qui sont chargés de leur conception. Cette image mentale agit sans que forcément les concepteurs en aient la conscience grossière avertie: certaines autos ont une manière caractéristiques de rugir, d'agresser ceux qui se trouve sur leur chemin, c'est si chiadé que ça ne peut pas être du au hasard des contraintes technique, alors que pourtant, techniquement il y a des justificatifs, mais pourtant, comme un arbre présente des feuilles d'un certains style, l'automobiles colle à une certaine image cohérente, qui est belle et bien celle du prédateur. Parfois même, en dépit de l'incivilement correct, le mot "agressif" passe en tant qu'argument de vente dans certaines publications.
Tout cela caractérise une certaine empreinte dans la conception de la plupart des voitures de type berlines.
le phénomène quatre quatre est une réponse à cette prédation: en effet, les gros mastodontes ne craignent plus les assauts des félins, ils se contentent de passer où ils veulent, quand il veulent en écrasant si nécessaire les obstacles. Très curieusement, ils peuvent même barrir avant de charger (le bruit du turbo lors des démarrages!), ce sont effectivement des... éléphants! Ils dominent la situation et sont protégés par leur masse inébranlable, au lieu de se glisser dans l'herbe avant de bondir. De ce fait et c'est a relever, les quatres quatres sont très incivils aux égards des automobilistes, mais sont moins agressifs vis à vis des cyclistes ou des piétons, ils les ignorent simplement! (il faut signaler que la visibilité est meilleure aussi)

Il y a maintenant une autre catégorie d'automobiles: les cocons. C'est avec moins de profondeur d'esprit qu'il sont conçus, il y a en effet des critères bien terre à terre de volume, de coté pratique. Les cocons d'ailleurs ont mal pris, ils n'étaient pas vraiment une manifestation de l'esprit, simplement la résolution d'un besoin de charrier du bordel et la marmaille ouïnante dans le "chez soi" qui roule, utilisé tel un nid douillet, mais non prolongation directe du SOI, mais passé la période des années nonante à 2000, les cocons glissent eux aussi vers le coté prédateur, ou éléphant en ayant acquis au passage un embonpoint qui vire encore plus les autres sur les cotés, et qu'en plus il faut traîner.

Le problème qui se pose, est que ces voiture conçues avec un esprit de prédateur ou de pachyderme donc de surpuissance... gardent "leur esprit" aux mains de gens qui les utilisent pourtant comme des caisses à roues, qui les achètent d'occasion ou se trouvent à les avoir selon les règles du marché, la bonne affaire, ou une reprise quelconque, ceux qui ne les ont pas choisis mais adoptés.
il ya donc le problème de contrôler les sensations souvent trompeuses. La déconnexion voitureuse vi à vis de "tout ce qui est dehors" est sensible chez tout ceux qui roulent d'une façon qui ne correspond pas à leur tempérament, surtout chez les femmes qui ont une perception holistique de l'environnement: ils roulent agressivement tout simplement par ce qu'ils ne sentent pas la vitesse: l'agressivité qu'ils envoient au dehors est masqué par l'excès de confort, il n'y a pas le "feed-back", par ce qu'ils sont eux dans le silence exagéré de l'habitacle. mais à l'extérieur, l'effet marketing "je rugie et je bondis" tel que conçu d'origine persiste, un certain temps, environ 3 ans, le temps d'adaptation, quand la voiture qui porta si fort cette image devient tout simplement... démodée... et n'incite pas à jouer le jeu.

voilà pourquoi il n'est pas bon d'être cycliste et piéton sur le réseau routier... et voilà avec quoi on bouffe la planète...